Histoire

Histoire résumée

(Sources : CCST-carte communale et Wikipédia – Article original : http://fr.wikipedia.org/wiki/Florimont – Licence : http://creativecommons.org/licenses… )

Le site de Florimont a été occupé dès l’époque romaine, vraisemblablement par une tour de guet chargée de surveiller la circulation sur la voie militaire reliant Mandeure dans le Doubs à Augst et Kembs dans le Haut-Rhin.
En 915, la région est ravagée par l’invasion des hongrois.

vue-nord-sur-le-bourgFief de l’évêque de Bâle, Florimont est assigné à la famille comtale de Ferrette. (voir aussi : « La seigneurie de Florimont », ci-après). A la mort du dernier comte, la seigneurie revient, par le mariage de Jeanne de Ferrette, à la famille des Hasbourgs. Celle-ci en vend ou en troque les droits, et les seigneurs se succèdent jusqu’à la guerre de Trente Ans. 

tour-ancienne-egliseAprès la création du comté de Ferrette au XIe siècle, furent construits le château féodal et les fortifications du village qui prit très rapidement de l’importance.
cimetiere-et-tour Au XIIIe siècle, le fief, qui couvrait aussi Courcelles, Suarce, Chavanatte, Lepuix-Neuf et en partie Faverois, Grosne, Boron, Réchésy, était détenu par la famille de Blumenberg, nom allemand que l’on peut traduire par Montagne des fleurs. La terre de Florimont fut à plusieurs reprises l’objet de litiges entre l’évêque de Bâle et le comte de Ferrette.
Au XVe siècle, l’importance économique de la ville n’est pas négligeable puisqu’il s’y tient un marché hebdomadaire et deux foires annuelles, l’une à la Toussaint et l’autre le mardi de Pâques.
En 1583 un incendie détruit le château qui est reconstruit. Pendant la Guerre de Trente Ans, vers 1632, les troupes suédoises, qui ravageaient les campagnes autour de Belfort, pillèrent la ville et le château qui ne se releva pas de ses ruines.
Les traités de Westphalie, en 1648, confient l’Alsace à Louis XIV, qui s’empresse de donner les terres pour ne pas être le vassal de l’Evêque de Bâle.
En 1684, les Barbaud deviennent propriétaires de Florimont. Ruinés, ils cèdent leurs droits seigneuriaux aux barons de Ferrette en 1785, mais, pendant la Révolution, la population de Florimont manifesta son attachement pour son seigneur, Xavier de Ferrette en adressant au Directoire une lettre de protestation quand celui-ci fut porté sur la liste des émigrés et de ce fait considéré comme traître à la patrie. Cela n’empêcha pas les biens de la famille d’être confisqués et vendus aux enchères comme biens nationaux.

 

La Seigneurie de Florimont : 1616-1790

D’après les archives départementales CG90 : http://www.archives.territoiredebel…

La seigneurie appartient aux comtes de Fugger lors de la conquête française. Il faut attendre la mort de E. Fugger, pour que la seigneurie revienne à Gaspard Barbaud en décembre 1672. Dix ans plus tard, afin de récompenser son intendant de la Grange, Louis XIV reprend la seigneurie (Barbaud étant dédommagé) qu’il offre à son intendant. Revalorisée, la seigneurie est revendue à Barbaud avec un fort bénéfice en 1684. Dès lors, la seigneurie restera dans la famille jusqu’en 1785, non sans difficultés : 

fortifications-cimetiere Depuis 1684, en plus de Florimont, la seigneurie se compose du ban de Normanvillars, de Courtelevant, des 5/6 de Faverois et Fêche l’Eglise, de Recouvrance et Brebotte, du 1/3 de Beaucourt, de quelques sujets à Vellescot.
En 1727, vente des parts des villages Faverois, Réchésy, Fêche l’Eglise aux de Ferrette, parts récupérées plus tard, vers 1734. La seigneurie se compose alors de Chavanatte, Florimont, Suarce en totalité, et en partie de Courcelles (où il y existe aussi un tab indépendant pour les de Ferrette), Courtelevant, Faverois, Lepuix, quelques sujets à Réchésy et Fêche-l’Eglise (communautés en partage avec la seigneurie de Delle).
En 1785, la seigneurie est vendue aux de Ferrette, grands rivaux et principaux co seigneurs de la seigneurie ; les Barbaud ne conservent que le domaine de Normanvillars et quelques droits extérieurs (voir la seigneurie de Suarce) L’organisation administrative se compose comme suit : une prévôté (Florimont, Courtelevant, Courcelle, Fêche l’Eglise, Faverois en partie) et une mairie (Suarce, Lepuix, Chavanatte). _ Voir aussi : La pisciculture dans la seigneurie de Florimont aux XVII ème et XVIII ème siècles. la-tour-carte-postale-du-site-csv
Il s’agit là d’un document publié par l’association CSV (Covatte Suarcine Vendeline) dans son bulletin n°1 et sur son site internet (Conférences —> Archives). Adresse du site : http://csv-patrimoine.org/
Pour ceux qui ne connaissent pas encore, il est à noter que l’association CSV fait un travail remarquable dans les domaines de l’histoire, du patrimoine, de la généalogie, … de notre région. Les documents publiés sont très largement dignes d’intérêt (support papier ou site internet).

 

Lieux-dits et hameaux

(Source : Wikipédia – Article original : http://fr.wikipedia.org/wiki/Florimont – Licence : http://creativecommons.org/licenses… )
Florimont, qui fut une importante seigneurie au Moyen Âge , englobait jadis sur son territoire les villages disparus de Normanvillars et de Saint-André-d’Essert.
Saint-André-d’Essert : 
Ce village, dont il ne reste que la ferme de Saint-André, à un kilomètre de Faverois, ne doit pas être confondu avec la ville d’ Essert, près de Belfort, bien que l’origine du nom soit sans doute la même. Le nom d’Essert vient vraisemblablement du mot essart, terrain défriché pour le rendre cultivable. Au XVIIe siècle Saint-André possédait une église qui aurait existé déjà en 1274 et au minimum en 1466, date à laquelle y officiait un curé. Elle fut restaurée en 1606 mais menaçait ruine en 1749. À la fin du XVIIIe siècle il restait quatre familles d’anabaptistes et l’église avait disparu. Le hameau fait partie de la paroisse de Faverois. Dans les textes rédigés en allemand, Essert est germanisé en Schert.
Normanvillars : la-chapelle-mennonite
Il est vraisemblable que Normanvillars ait disparu à la même époque que Saint-André d’Essert, dans la seconde moitié du XVe siècle victime de l’insécurité qui régnait alors dans les campagnes. Au milieu du XVIIIe siècle, des mennonites, réputés pour être des cultivateurs expérimentés, reprennent possession des lieux et forment une localité dépendant de la seigneurie de Florimont. Aujoud’hui, le hameau se résume à des fermes disséminées dans une vaste clairière au milieu de laquelle se trouvent une chapelle dite Chapelle des Mennonites et un cimetière. Ce sont les actuels « Ecarts de la chapelle » de la commune de Florimont.

Un dossier remarquable sur Florimont : le Guide Pour Savoir (GPS) n°3 de l’USEP

sigle-de-lusep L’USEP c’est l’ Union Sportive de l’Enseignement du Premier degré. Dans ce GPS (Guide Pour Savoir) n°3 (du 26 mai 2010), la délégation départementale USEP 90 a fait un travail remarquable avec les institutrices et les enfants de l’école communale. Ce travail a débouché sur un dossier soigné sur l’histoire du village et notamment sa vie au moyen âge. Voici l’adresse internet à laquelle on peut télécharger l’article complet sous format pdf : http://www.bing.com/search?q=www.us…

 

Bibliographie

Des livres sur Florimont à l’adresse internet suivante : http://www.pages-france.com/livres-…
Publication de l’association CSV (citée ci-avant) : http://csv-patrimoine.org/

Patrimoine local

PATRIMOINE ARCHEOLOGIQUE

L’inventaire des sites archéologiques connus signale 9 sites archéologiques sur la commune : six de ces sites sont localisés sur une carte (ci-jointe), les trois autres n’ont pas été repérés surun plan :
. n°1 (non localisé) : lieu-dit Château de Chapex, vestiges d’un château-fort du Moyen-Age.
. n°2 : lieu-dit Château Farols (les Pommeral sur le cadastre actuel), vestiges d’une maison du Moyen-Age.
. n°3 : lieu-dit Château du Châtelet, vestiges d’un château-fort du Moyen-Age (époque incertaine).
. n°4 : lieu-dit Abbaye de Grandvaux, vestiges d’un monastère du Moyen-Age.
. n°5 : lieu-dit la Ferté, vestiges d’un château-fort du Moyen-Age.
. n°6 (non localisé) : lieu-dit la Motte, vestiges d’un monastère du Haut Moyen-Age.
. n°7 (non localisé) : lieu-dit Grandvaux, monnaie gallo-romaine (époque incertaine).
. n°8 : lieu-dit Moulin de l’Abbaye, moulin d’époque moderne.
. n°9 : lieu-dit Moulin des Morey, moulin de période récente. 

cartes-sites-archeologiques

 

PATRIMOINE ARCHITECTURAL

(extrait du document d’accompagnement de la carte communale)

Le territoire communal abrite divers bâtiments agricoles notamment des fermes anciennes. La maison paysanne est ici le reflet fidèle de l’économie agraire ; c’est une maison de polyculteur. La maison agricole type prend la forme d’un rectangle plus ou moins allongé dont le plan se caractérise par l’existence de trois travées transversales perpendiculaires aux murs gouttereaux.

vieux-torchisDans la partie Sud-Est du Territoire de Belfort, prolongement du Sundgau alsacien, au-delà d’une frontière qui correspond à la limite linguistique et à l’ancienne frontière entre pays burgonde et pays alaman, on trouve des maisons construites en pans de bois dont les intervalles sont remplis de claies enduites de torchis (amalgame d’argile et de paille).

Le Sundgau, prolongement du Sundgau alsacien, offre des terres froides, difficiles à travailler, dont la plus grande partie est en prairies. L’habitat est groupé dans des agglomérations en ordre lâche, sauf dans le secteur d’étangs et de bois des communes de Suarce, Faverois, Florimont, qui couvre une des parties les plus pauvres du cailloutis rhénan ; la dispersion de l’habitat en fermes isolées dans cette partie du Sundgau est une exception issue des défrichements effectués par des colonies anabaptistes suisses appelées par les princes de Montbéliard après la guerre de Trente Ans.

A Florimont, la ferme du Porchis constitue une construction typique qui reflète l’architecture rurale traditionnelle. Il s’agit d’une maison isolée au milieu des terres de l’exploitation dans une région plate et boisée.

la-ferme-des-porchys

La maison est dissociée en 3 bâtiments encadrant une cour couverte partiellement empierrée : l’habitation et le fournil qui lui est accolé, la grangerie, qui comprend six travées (porcherie, écurie, étable, remise, deux allées de grange), et un grand hangar dans lequel sont aménagées également une forge et une menuiserie. S’ajoute à cela, devant l’habitation, un petit bâtiment abritant une pompe électrique pour tirer du puits l’eau à usage domestique.
Pour plus de détails, consulter la carte communale (en mairie).

 

LES LEGENDES

Trois légendes célèbres à Florimont :
La légende de la Dame Blanche, la légende de Normanvillars et la légende de la Fleur de Bouéléjon.

« La dame blanche » ou « Le moulin de Florimont, la sorcière, le chat noir et les sept meuniers »
(Publiée sur le site : http://www.gensordinaires.com/t804-…)

Au sommet de la colline, à l’endroit même où se dressent actuellement les ruines d’une tour de pierre, vivaient autrefois un châtelain et sa femme. « Une fière demoiselle au caractère fantasque et à la beauté singulière », raconte le conteur Hervé Thiry-Duval.

chat-noirUn matin d’automne, alors que le seigneur traversait ses terres à cheval, il découvrit une petite cascade, dans l’un des méandres de la rivière la Covatte. Pris d’un véritable coup de foudre, il décida d’y faire ériger un moulin. Pas une bâtisse banale comme celles qui jalonnaient à l’époque la Covatte et son affluent la Vendeline, non. « Il voulait un moulin parfait, unique, dont on se souviendrait longtemps », raconte Hervé Thiry-Duval. Lorsqu’il confia son projet à son épouse, celle-ci le railla et tenta par tous les moyens de l’en dissuader. Mais le seigneur n’y prêta pas attention. Il rassembla les meilleurs artisans du secteur et lança sans tarder les travaux. Les premiers grains furent moulus quelques mois plus tard dans une euphorie générale. Une euphorie qui n’allait pas durer. 

sorciere Le lendemain matin, le meunier fut retrouvé étendu sur le plancher. Raide mort. Un autre prit le relais, et fut lui aussi retrouvé sans vie, le regard épouvanté et de minuscules traces rouges autour du cou. Au total, six meuniers furent frappés par la même malédiction. Dans le secteur, on commença à raconter que l’endroit était maudit. Le seigneur lui-même se résolut à cette idée et baissa les bras. Jusqu’à ce qu’un étrange personnage, à l’accent germanique, se présente. « Je suis là pour venger vos meuniers et punir qui les a tués, rapporte Hervé Thiry-Duval. Je suis un chasseur de sorcières ! » Il s’installa dans le moulin avec six jattes de lait et une hachette aiguisée comme un rasoir, et se mit à attendre. Lorsque l’église sonna minuit, six chats blancs défilèrent. Puis, au douzième coup, un chat noir arriva et sauta à la gorge du chasseur de sorcière. Sans se démonter, celui-ci lui trancha d’un coup de hache une patte et le mit en fuite. Lorsque le seigneur revint le lendemain, il découvrit avec effroi que gisait sur le sol, à la place de la patte de chat coupée, une main portant la bague de son épouse. Celle-ci reconnut s’être transformée en chat noir et avoir étranglé les six meuniers pour leur faire quitter l’endroit, où elle avait coutume de se retrouver avec d’autres sorcières pour célébrer le sabbat. Elle fut jugée et exécutée. Certains racontent qu’il lui arrive, aujourd’hui encore, de revenir se lamenter à proximité de la tour.

 

La légende de Normanvillars

(D’après le dossier GPS (Guide Pour Savoir) n°3 de l’ USEP 90 Adresse du site USEP pour télécharger l’article complet : http://www.bing.com/search?q=www.us…)

Des soldats romains trouvant notre région belle s’y sont installés et ont fondé un village qu’ils ont appelé Romainvillars. Leurs descendants y vécurent heureux et furent même épargnés par les invasions barbares. 

ecrevisse Malheureusement, le village fut découvert par les Normands, démons venus du nord, qui massacrèrent tous ses habitants et qui, trouvant le lieu agréable, s’y installèrent. Romainvillars devint Normanvillars. Les habitants des environs finirent par s’habituer à la présence de leurs diaboliques voisins. Mais le soir de Noël, les Normands pénétrèrent dans le cimetière, se mirent à danser sur les tombes au son d’un violon et envahirent l’église. Les fidèles furent terrorisés. Par chance, un enfant de choeur saisit le bénitier et le lança sur les Normands qui prirent la fuite. De retour dans leur village, furieux, ils se remirent à danser. Soudain, on entendit un grand bruit, la terre trembla, les maisons s’écroulèrent, un gouffre se forma et se remplit d’eau.
Presque aussitôt on vit émerger un monstre effrayant : c’était une sorte d’écrevisse géante qui les happa et les emporta au fond de l’eau. Puis le monstre disparut et tout redevint calme. Aujourd’hui, un étang nous rappelle cette légende. Il est situé à l’endroit qu’occupait jadis Normanvillars : il s’agit de l’étang de l’Ecrevisse.

 

La fleur magique du Bouéléjon

(D’après le dossier GPS (Guide Pour Savoir) n°3 de l’ USEP 90 Adresse du site USEP pour télécharger l’article complet : http://www.bing.com/search?q=www.us…)

A Delle, vivait une riche famille d’armuriers- serruriers. Parmi les trois frères de cette famille, le plus séduisant était Charles, un jeune adolescent, habile artisan, consciencieux dans son travail. Il fut envoyé au château de Florimont pour y faire des réparations. Là, il rencontra Odile, la plus jeune fille du seigneur de Florimont qui était ravissante. Charles tomba aussitôt amoureux d’elle si bien qu’au bout de quelques jours, il en tomba malade, tellement il était tourmenté. Il alla à Saint-Dizier pour y faire un pèlerinage, mais rien n’y fit.

fleur-magique Marie-des-Chats, une vieille femme, lui conseilla d’aller chercher la fleur magique du Bouéléjon à la Tour de Milandre. Le Bouéléjon avait la propriété de rendre fou d’amour celui qui la respirait. Charles suivit ses indications, mais des monstres l’arrêtèrent et il échoua. Chez le moine de Saint-Aubin, Charles demanda conseil. Le moine, pris de pitié, lui dit d’aller prier dans le cercueil de Saint-Dizier toute une nuit. Il lui fabriqua une croix pour chasser les monstres. Malgré les sorcières, Charles réussit à prendre le Bouéléjon. Peu de temps après, Charles retourna au château de Florimont et fit respirer à Odile les fleurs magiques. Elle tomba aussitôt amoureuse de lui. Odile essaya de convaincre son père pour qu’il l’autorise à épouser Charles. Il refusa. Alors, Odile demanda à Charles de fabriquer une épée pour son père. Elle l’offrit en cadeau au baron qui l’admira et fit le serment d’exaucer le voeu de celui qui avait fait l’épée. Charles se présenta et demanda Odile en mariage. Le seigneur de Florimont se souvenant de sa promesse accepta. Le mariage d’Odile et de Charles fut célébré quelques jours plus tard.

 

A proximité de Florimont :

Une visite qui vaut vraiment le détour : le moulin de Courtelevant
Pour plus de renseignements, voici l’adresse du remarquable site internet qui lui est consacré : http://moulindecourtelevant.pagespe…

Les sites naturels

Nos sites naturels sont des milieux qui ont un intérêt écologique et constituent en tant que tel un patrimoine à préserver pour nos enfants et les générations à venir.
Cette rubrique s’inspire largement de la carte communale, de documents de l’ONF, de la DREAL, des inventaires du conservatoire botanique et de la LPO de Franche-Comté.

 

Les différents milieux, ou biotopes

Le territoire de Florimont est partagé entre trois milieux écologiques :
– les boisements, très présents
– les espaces agricoles
– les milieux liés à l’eau.

 

Les boisements

Ces boisements, par la diversité des espèces végétales et animales qui la composent, présentent un intérêt écologique certain. Ils représentent 334 hectares de forêts communales et 582 ha de forêts privées , soit environ 50% des 1819 ha de la commune. foret-a-florimont
Du nord au sud, on rencontre :
– le « Bois des oiseaux », connecté au bois de « la Revenue »,
– le « Grand Bois »,
– la « forêt de St-André »
– le bois « Derrière le Château ».
Ces massifs forestiers sont pour la grande majorité composés de feuillus. Outre la diversité des espèces végétales qui la composent, les massifs forestiers présentent un grand intérêt pour la faune comme lieu d’habitat et de nourrissage. Ils constituent également un élément majeur dans la formation des paysages.
Voir aussi la rubrique forêts : Caractéristiques

 

Les cultures

Les cultures céréalières correspondent à un milieu écologique d’un intérêt assez faible, en particulier au niveau floristique. Elles constituent toutefois un lieu de nourrissage important pour la faune sauvage et en particulier pour les passereaux et les rongeurs.
En revanche, le réseau relativement important de haies et de bosquets présent sur la commune augmente fortement l’intérêt écologique de ces milieux. Ce réseau sert de corridor écologique et de zone de refuge pour la faune : mammifères et oiseaux.

 

Les prairies et pâtures

ferme-maison-rouge-a-florimont Les prairies et pâtures ont une valeur écologique moyenne. Les prairies alternent avec les cultures et sont moins présentes que les cultures. Elles présentent une faune et une flore assez variées. Le pâturage fait évoluer la composition végétale de ce milieu : le piétinement par les animaux conduit à la disparition de certaines espèces au profit d’autres plus résistantes. De même, les espèces qui ne sont pas broutées se développent plus facilement.

Les prairies humides assurent d’importantes fonctions hydrologiques et écologiques :
– accumulation des précipitations par la végétation,
– restitution progressive de l’eau au milieu et notamment en période de sécheresse,
– rôle épurateur des eaux par les végétaux qui s’y développent.

 

Les vergers

effraie-des-clochers Les vergers sont peu nombreux sur la commune de Florimont. Quelques-uns sont présents dans le village mais, la plupart d’entre eux se situent aux alentours des fermes isolées au Nord de la commune. Ce type de milieu, présente un fort intérêt sur le plan paysager. Ils sont appréciés des rapaces nocturnes dont l’effraie des clochers qui est bien présente sur la commune.

 

Les milieux aquatiques

Ils représentent le milieu d’intérêt écologique le plus marqué. La commune comporte un important réseau d’ étangs, et dans le village est traversé par les 2 rivières Coeuvatte (puis Covatte) et Vendeline. Ces milieux, en régression, hébergent de nombreuses espèces animales et végétales spécifiques peu fréquentes, voire rares.

 

Les zones humides

zone-humide La DREAL, Direction Régionale de l’Equipement, de l’Aménagement et du Logement, a mené un travail d’inventaire des zones humides supérieures à un hectare en Franche-Comté . Une végétation particulière adaptée à l’humidité du sol se développe sur ces secteurs. Ils présentent donc un intérêt écologique notamment pour leur biodiversité . Ils jouent également un rôle de filtre et d’auto-épuration des eaux, garantissent le soutien d’étiage, débit minimum des rivières, et ont un rôle régulateur des crues. De nombreux secteurs de la commune entrent dans la classement « zone humide ». Il sont particulièrement protégés par le SDAGE, Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux, qui énonce comme principe que la superficies des zones humides ne doit plus diminuer.

 

Les ZNIEFF : Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique.

Plusieurs secteurs du territoire communal sont concernés par des ZNIEFF, et donc classés comme zones de protection du monde animal et végétal.
Une ZNIEFF correspond à un territoire sur lequel ont été identifiés des éléments du patrimoine naturel, dont on considère qu’ils sont remarquables, rares ou menacés.
Type 1 : Les ZNIEFF de type I sont de superficie limitée et sont caractérisées par la présence d’espèces ou de milieux rares, remarquables et parfois caractéristiques du patrimoine naturel régional ou national.
Type 2 : Les ZNIEFF de type II réunissent des milieux naturels à cohésion élevée et entretenant de fortes relations entre eux. Ce sont donc des grands ensembles pouvant inclurent des ZNIEFF de type I. etang 
A Florimont, trois ZNIEFF de type I et une ZNIEFF de type II ont été répertoriées :
ZNIEFF des « Etangs des fermes de Florimont » (type I, zone n°04550014)
ZNIEFF des « Etangs de la grille » (type I, zone n°04550013)
ZNIEFF du « Gros étang et étang du voleur » (type I, zone n°04550006)
ZNIEFF des « Etangs du Sundgau belfortain » ( type II, zone n°04550000)

 

Les sites Natura 2000

Voir la rubrique Natura 2000

Le Contrat Rivière

Qu’est-ce que le Contrat Rivière ?

Le contrat de rivière est un programme d’actions sur 5 ans destiné à restaurer, entretenir et valoriser les eaux du bassin versant de l’Allaine. Il résulte de l’initiative des élus et usagers locaux et réunit l’ensemble des acteurs de l’eau, usagers et partenaires institutionnels :

Côté France : l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée-Corse, le Conseil Régional de Franche-Comté et les différents maîtres d’ouvrages des actions : Conseil Général, Chambres consulaires, Collectivités territoriales, Communes, Fédération de pêche…
Côté Suisse : services administratifs du Canton du Jura, Communes, les Syndicats…

La Communauté de Communes Sud Territoire, animateur du Contrat de rivière

covatte-2La CCST est le porteur du projet de Contrat de rivière. Elle veille à son harmonisation au travers du Comité de rivière, en relation avec les différents maîtres d’ouvrage et en partenariat avec les autorités compétences du Canton du Jura.
En outre, elle gère la communication et la sensibilisation sur le Contrat et emploie le chargé de mission du contrat.
hubert-ecofey-president-du-contrat-riviereLe Comité de rivière français, instance de concertation des acteurs locaux, est présidé par M. Hubert Ecoffey, Maire de Réchesy et Vice-président de la Communauté de Communes Sud Territoire.

 

Réalisation

Le Contrat de rivière est maintenant entré dans sa phase de réalisation, durant 5 ans, 2010-2015. La volonté politique très forte est confirmée par l’envergure des travaux définis dans un programme d’actions nombreuses et ciblées. _
Le Contrat de Rivière Transfrontalier Allaine est composé de 90 fiches pour un montant total de 32 950 370 euros HT. Toutes les thématiques liées directement ou indirectement à l’eau sont abordées : mise en conformité des systèmes d’assainissement, gestion des cours d’eau et des milieux annexes, gestion des pollutions d’origine industrielle, agricole et urbaine, gestion et sécurisation de la ressource en eau…

 

Pour en savoir plus :

Rendez-vous sur le site du Contrat de rivière Allaine qui est remarquablement instructif et complet. Un grand coup de chapeau aux porteurs de ce projet ! Leur engagement est salutaire pour l’avenir de notre patrimoine « eau ».
– Le site : http://www.allaine.info/index.htm
– Les fiches actions : http://www.allaine.info/contrat-riv…
– Le plan du site :http://www.allaine.info/plan-du-site.htm

– La chargée de mission du Contrat de rivière Allaine : Mme Myriam RICHE ; e-mail : myriam.riche@cc-sud-territoire.fr

 

Florimont et le Contrat de rivière

covatte-3 Traversée par la Vendeline et la Coevatte/Covatte, la commune de Florimont est largement concernée et signataire du Contrat Rivière. Cette adhésion lui permettra, entre autres, d’accéder à l’assainissement collectif du village dans les meilleures conditions.
Les florimontois sont donc indirectement co-signataires de ce contrat et par conséquent sensibles aux efforts déployés par les porteurs de ce projet. Il y va de la sauvegarde de nos rivières et de nos nappes phréatiques.
Les riverains de la Coeuvatte/Covatte et de la Vendeline se montreront désormais plus soucieux de la qualité de nos rivières en évitant autant que possible toute pollution domestique. A titre d’exemple, les stockages de tontes en bord de rivière, encore pratiqués par quelques irréductibles, sont tout à fait inacceptables dans le cadre de ce Contrat Rivière.
Voir aussi la rubrique : Règles de l’éco-citoyen

La faune

Migrateurs

grande-aigrette La commune de Florimont est située entre la vallée du Rhin et le bassin Rhodanien où le passage des oiseaux migrateurs est important. pyrargue-a-queue-blanche

Lors de ces migrations, l’avifaune trouve dans ces milieux humides, une source de nourriture importante pouvant amener certaines espèces comme la grande-aigrette, la spatule blanche et le milan noir à nicher dans ces zones. D’autres espèces y trouvent les conditions idéales pour passer l’hiver.

Parmi les plus remarquables, on peut citer le pygargue à queue blanche, hivernant occasionnel et rare en Franche-comté.

 

Principales espèces rencontrées sur la commune de Florimont.

 

Dans les forêts :

 sanglier. le campagnol roussâtre (Clethrionomys glareolus)
. le chevreuil (Capreolus capreolus)
. le sanglier (Sus scrofa)
. l’écureuil (Sciurus vulgarus)
. le renard roux (Vulpes vulpes)
. le mulot sylvestre (Apodemus sylvaticus)
. le chat forestier (Felis silvestris)
. la fouine (Martes foina)
fouine. le putois (Mustela putorius putorius)
. le blaireau européen (Meles meles)

 

 

 

 

Dans les forêts, vergers, haies :

 fauvette-a-tete-noireL’avifaune y est présente une grande diversité. On été observés :
. la fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla)
troglodyte. la pie bavarde (Pica pica)
. le geai des chênes (Garrulus glandarius)
. le pinson des arbres (Fringilla coelebs)
. la mésange bleue (Parus caeruleus)
. le loriot d’Europe (Oriolus oriolus)
gros-bec . la mésange charbonnière (Parus major)
. le rouge-gorge (Erithacus rubecula)
. le merle noir (Turdus merula)
. le busard St Martin (Circus cyaneus)
-.le pic épeiche (Dendrocopos major)
. le troglodyte (Troglodytes troglodytes)
. le pic vert (Picus viridis)
. la sittelle torchepot (Sitta europaea)
. le gros bec (Coccothraustes coccothraustes)

sittelle-torchepot

 

 

 

 

 

 

 

Dans les milieux ouverts, cultures, prairies, pâtures, et les vergers :

alouette-ces-champs Parmi ces milieux, les cultures présentent un faible intérêt écologique notamment au niveau floristique. De nombreux passereaux et autres oiseaux affectionnent particulièrement ces endroits.
Ont été observés :
. l’alouette des champs (Alauda arvensis)
. l’étourneau sansonnet (Sturnus vulgaris)
. le bruant jaune (Emberiza citrinella)
chardonneret. le faucon crécerelle (Falco tinnunculus)
. la buse variable (Buteo buteo)
. la corneille noire (Corvus corone)
. le chardonneret élégant (Carduelis carduelis)
. le moineau domestique (Passer domesticus)
. le moineau friquet (Passer montanus)

Des espèces d’intérêt communautaire pie-grieche-ecorcheurfréquentent les prairies et pâtures de Florimont. Parmi elles, on peut citer :
. la pie grièche écorcheur (Lanius collurio)
. la pie grièche grise (Lanius excubitor)
. le milan noir (Milvus migrans)
. le milan royal (Milvus milvus)
. la cigogne blanche (Ciconia ciconia).

De même, des espèces patrimoniales tel que le tarier des près (Saxicola rubetra) affectionnent ce type de milieux. 

Parmi les mammifères, les rongeurs sont les plus représentés :

mulot. le campagnol agreste (Microtus agrestis). la musaraigne (Crocidura russula)
. le campagnol des champs (Microtus arvalis)
. la taupe (Talpa europea)
. le mulot (Apodemus sylvaticus)

 

 

musaraignecampagnol-agreste

mais l’on rencontre également :
. le lapin (Oryctogalus cuniculus)
. le lièvre (Lepus capensis)
. le hérisson (Erineaceus europaeus)
. la fouine (Martes foina)

Les vergers sont fréquentés par de nombreuses espèces. 

pic-cendreLa faune y est commune à celle des milieux ouverts décrits précédemment. Ce milieu est favorable à l’installation de la chouette chevêche dont la nidification s’effectue préférentiellement dans les trous d’arbres morts. Les pics affectionnent également ce type de milieux. Sur la commune une grande diversité de cette famille a déjà été observée : pic-noir
. pic vert
. pic mar (ressemble au pic épeiche, mais plus petit)
. pic cendré
. pic épeiche
. pic noir

 

 

 

 

 

 

 

Dans les milieux humides :

Les espèces suivantes ont été observées :
martin-pecheur. la bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea)
. le canard colvert (Anas platyrhynchos)
. la poule d’eau (Gallinula chloropus)
. le héron cendré (Ardea cinerea)
. le martin pêcheur (Alcedo atthis)
. la grande-aigrette (Egretta alba)
. le foulque macroule (Fulica atra)
. le grèbe huppé (Podiceps cristatus)
. le grèbe castagneux (Tachybaptus ruficollis)

foulque-macroule

ainsi que des espèces hivernantes comme : 

fuligule-milouin. la sarcelle d’hiver (Anas crecca)
. la nette rousse (Netta rufina)
. le garot à oeil d’or (Bucephala clangula)
. le fuligule milouin (Aythya ferina)

garot-a-oeil-dor

Les passereaux des prairies et pâtures fréquentent également ce milieu.

Ces milieux liés à l’eau sont également le domaine des amphibiens avec la présence courante de :
. la grenouille verte (Rana esculenta)
. le crapaud commun (Bufo bufo)
. la grenouille rousse (Rana temporaria)

rainette-vertesonneur-a-ventre-jauneD’autres amphibiens plus rares et inscrits à l’annexe II de la directive habitats sont présents :
. le sonneur à ventre jaune (Bombina variegata)
. le triton crêté (Triturus cristatus).

De même, la rainette verte (Hyla arborea), espèce protégée en France est présente dans le réseau d’étangs de Florimont.
Au niveau des insectes, le groupe d’étangs se révèle également très intéressant. Sont présents dans ces milieux des espèces prioritaires telles que : cuivre-des-marais damier-de-la-succise
. le cuivré des marais (Lycaena dispar)
. le damier de la succise (Euphydryas aurinia)
. le grand sylvain (Limenitis populi)
. 25 espèces de libellules dont le leste dryade et la cordulie à deux taches, toutes deux rares et considérées comme prioritaires

 

Dans les milieux aquatiques :

chabot Les deux principaux cours d’eau qui traversent le village de Florimont sont classés en première catégorie piscicole, c’est-à-dire que le peuplement présent est principalement composé de Salmonidés.
Bien que le peuplement piscicole de la Vendeline semble souffrir de perturbations, on retrouve sur les cours d’eau de la commune, des espèces intéressantes. Les principales espèces observées sont les suivantes : lamproie-de-planer

. la truite commune (Salmo trutta fario) : l’observation de truitelles indiquerait une reproduction naturelle en amont de la Coeuvatte
. le chabot (Cottus gobio) : espèce d’intérêt communautaire figurant à l’annexe II de la directive habitat
. la lamproie de Planer (Lampetra planeri) : espèce d’intérêt communautaire figurant à l’annexe II de la directive habitat
. la loche franche ou loche d’étang
. le vairon (Phoxinus phoxinus)
. la perche soleil (Perca fluviatilis)
. le chevaine (Leuciscus cephalus)
. l’anguille (Anguilla anguilla) : présence de quelques individus matures seulement.

 

Dans les zones urbanisées :

Les plantations d’arbres, les jardins, et les espaces verts du village de Florimont accueillent une faune assez classique, avec entre autres : moineau-friquet
. la bergeronnette grise (Motacilla alba)
. le moineau friquet (Passer montanus)
. l’hirondelle de fenêtre (Delichon urbica)
. le rougequeue noir (Phoenicurus ochruros)
. l’hirondelle de cheminée (Hirundo rustica)
. le pinson des arbres (Fringilla coelebs)
. la mésange bleue (Parus caeruleus)
. la tourterelle turque (Streptopelia decaocto)
. la mésange charbonnière (Parus major)
. la pie bavarde (Pica pica)
. le moineau domestique (Passer domesticus)
. le rougegorge (Erithacus rubecula)
. la fauvette des jardins (Sylvia borin)
. le merle noir (Turdus merula).

fauvette-des-jardins

La flore

Dans les bois :

lamier-jaune . l’anémone des bois (Anemone nemorosa)
. le lamier jaune (Lamium galeobdolon)
. le gaillet odorant (Galium odoratum)
. la mélique à une fleur (Melica uniflora)
. le gouet tacheté (Arum maculatum)
. la primevère élevée (Primula elatior)

 

 

(Rubrique en cours d’achèvement)

Natura 2000

Classement Natura 2000

sigle-natura-2000 Le classement d’un territoire en zone Natura 2000 a pour objectif de protéger des espèces végétales et animales ainsi que des habitats naturels remarquables.
La commune de Florimont est concernée par le site Natura 2000 des « étangs et vallées du Territoire de Belfort. »

 

 

 

La directive « Habitats faune flore »

La directive « Habitats faune flore » du 22 mai 1992 détermine la constitution d’un réseau écologique européen de sites Natura 2000 comprenant à la fois des Zones Spéciales de Conservation (ZSC) classées au titre de la directive « Habitats » et des Zones de Protection Spéciale (ZPS) classées au titre de la directive « Oiseaux » en date du 23 avril 1979.

 

Pour mieux comprendre : les sites d’intérêt communautaire

Sur le site Internet Wikipédia, on trouve la définition suivante : Un site d’intérêt communautaire (SIC) ou un site d’importance communautaire est une zone désignée au titre de la directive « Habitats » visant à maintenir ou rétablir le bon état de conservation de certains habitats et espèces animales et végétales, considérés comme menacés, vulnérables ou rares.

 

Florimont fait partie du Site d’Importance Communautaire et de protection spéciale des étangs et vallées du Territoire de Belfort

Ce site s’étend sur une surface d’environ 5114 ha, répartis sur de nombreuses communes du Territoire de Belfort… A l’est, le site se prolonge avec les vallées de l’Ecrevisse, de la Coevatte et de la Vendeline qui assurent une continuité fonctionnelle avec le coeur du secteur des étangs du Territoire de Belfort.
nitelle-gracile Parmi les étangs les plus remarquables figurent les étangs Carré, de la Grosse Taille et Sire Claude, ce dernier recelant la seule station connue de Nitelle gracile du Territoire de Belfort et la Marsilée à quatre feuilles, strictement protégée dans tous les pays européens.
Voir aussi les rubriques La flore et La faune

L’étang de la Grille mérite une mention particulière car il abrite une des plus belles stations de Marsilée à quatre feuilles de Franche-Comté.
La revue du Pays Comtois (n°101 mai 2012) a consacré un bel article à la Marsilée de l’étang de la grille.
Extrait de l’article : marsilee-article-du-pays-comtois

 

 

 

 

Pour mieux comprendre : Les zones de protection spéciale

Définition Wikipedia :
Les zones de protection spéciale (ZPS) sont créées en application de la directive européenne 79/409/CEE, plus connue sous le nom « directive oiseaux », relative à la conservation des oiseaux sauvages.
La détermination de ces zones de protection spéciale s’appuie sur l’inventaire scientifique des ZICO, zones importantes pour la conservation des oiseaux.
Les ZPS sont intégrées au réseau européen de sites écologiques appelé Natura 2000.

 

Florimont est concernée par le site de protection spéciale de la vallée du Dessoubre, de la Reverotte et du Doubs :

Ces vallées incisent les plateaux calcaires du Jura selon l’axe Nord-Est Sud-Ouest. Les versants sont abrupts, recouverts de forêts mixtes ou de résineux.
Les corridors écologiques :
Issus du concept d’écologie du paysage les notions de corridor ou trame écologique sont des concepts actuellement reconnus. En France, la « trame verte et bleue », outil de représentation des continuités écologiques, a été définie comme prioritaire par le Grenelle de l’Environnement avec une échéance en 2012.
En tant qu’espaces connectés de reproduction, migration et alimentation, l’identification de ces réseaux est un enjeu majeur pour la préservation de la biodiversité et des écosystèmes. Outre le déplacement d’individus, les corridors écologiques assurent l’échange de gènes entre populations, garant de la survie d’une espèce.

 

Schéma des principales continuités écologiques :

La DREAL Franche-Comté a réalisé des premières analyses pour préciser les enjeux de continuités écologiques dans la région Franc-comtoise. Le texte du projet de loi Grenelle 2 précise et souligne le rôle des collectivités territoriales dans la caractérisation de la trame verte et bleue .

Dans ce contexte régional, Florimont est situé sur un axe de déplacement principal.
Cet axe de déplacement assure la communication entre deux importantes zones nodales : la Vallée du Dessoubre et les Vosges comtoises.
Schéma des principales continuités écologiques : le point noir correspond à la localisation de Florimont (Source :DREAL) : corridors-ecologiques

 

Trame écologique à l’échelle de la commune de Florimont

schema-trame-ecologique D’une manière générale, la trame écologique est constituée de plusieurs éléments structurels du paysage : les pôles de biodiversité, les corridors, les zones tampon et les obstacles.
Comme déjà mentionné, la commune est riche en biodiversité et il n’y a pas d’obstacle majeur à la circulation.
Le diagnostic écologique a permis de mettre en évidence des secteurs à forte valeur patrimoniale, constituant les noyaux de biodiversité. Les massifs boisés ainsi que les étangs constituent des pôles de biodiversité majeurs.
Les corridors écologiques constituent le lien fondamental de transition entre les pôles de biodiversité. Ces corridors participent aux fonctions de brassage génétique des espèces.
Les espèces forestières se déplacent essentiellement en limite communale sud et dans la moitié nord du territoire. Le cours d’eau qui traverse le village constitue un important corridor aquatique. Divers corridors agricoles viennent se greffer sur ce corridor aquatique et se dirigent en direction du nord.

 

Pour en savoir plus sur Natura 2000

 – Site de l’Aten : animateur du réseau Natura 2000 : http://www.espaces-naturels.fr/Natu…
– Dossier très complet sur Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%…
– Site du ministère de l’écologie : http://www.developpement-durable.go…